J’ai rencontré mon conjoint à l’âge de 18 ans il y a bientôt 13 ans. (en avril 2000) Lui avait 30 ans. Comme la différence d’âge qui nous séparait était assez grande. L’horloge biologique a sonné assez tôt dans notre relation, surtout pour lui. Mais même âgée de 18 ans, j’ai un bon emploi depuis plus d’un an et lui avait une très bon travail depuis plusieurs année aussi. On a essayé de débuter notre famille assez rapidement. Après plus d’un an d’essais. Je tombe enceinte de notre premier garçon. Nous étions très heureux. Il était notre raison de vivre. Lorsque notre coco qui s’appelle Samuel a eu 7 mois, nous avons prix la décision de ré-essayer pour un autre enfant puisque nous étions d’accord à avoir 4 enfants, donc vu son âge, on ne voulait pas trop attendre non plus. Mais après plusieurs mois d’essais, les test de grossesse négatif se multipliaient et le moral descendait toujours un peu. Après 18 mois, je décide d’en parler à mon médecin. Sa réponse a été très courte et très peu encourageante : “Vous en avez déjà eu un ensemble, donc c’est sûr que tout est beau, ça doit juste être un mauvais timming… Arrête d’y penser !!! ” Est-ce qu’il y a une phrase qu’on est tannée d’entendre dans ces moments-là vous pensez ??? Arrête d’y penser… Cette phrase qui m’a fait pleurer très souvent. On essaie d’arrêter d’y penser..

On se lance des nouveaux projets, on s’achète notre première maison en espérant que tous ces beaux projets fassent en sorte que notre esprit soit occupé et que notre fertilité soit à son maximum. Mais après encore 1 an sans test de grossesse positif, le moral était à 0. Je retourne voir mon médecin qui me dit encore : “Ben voyons… je ne vois pas pourquoi ça ne marcherait pas, vous en avez eu un ensemble… On va aller vérifier les trompes voir si tout est beau de ce coté et envoyé ton conjoint pour un spermogramme, mais je ne vois pas ce que ça peut être d’autre…” Comme le spermogramme était normal, donc après 6 mois d’attente, je vais donc passer une hystérosalpingographie. Le test a été d’une douleur insupportable. Même qu’après que l’examen a été terminé, la douleur a fait en sorte que j’ai perdu connaissance et que je me suis effondrée à coté de la table d’examen en me levant. À mon retour à moi-même, le médecin me dit: “Désolé madame. Les trompes était effectivement bouchées, mais j’ai réussi à les déboucher grâce à la pression du liquide. C’est pour ça que la douleur était très intense comme ça, mais maintenant, vos trompes sont comme des neuves, donc tout est revenu normal.” Donc c’est avec le coeur plein d’espoir que nous avons retenter les essais actifs afin d’avoir un autre petit miracle parmis nous. Mais encore une fois après 1 an d’essais, toujours pas de test de grossesse positif. Le temps avançait.

Ça faisait déjà presque 4 ans qu’on essayait et sans succès. Je retourne donc voir mon médecin qui m’envoie passer une laparoscopie afin de voir si j’ai de l’endométriose. Le 19 décembre 2007, je suis aller passer une laparoscopie à l’hôpital Pierre-Boucher. À mon réveil, le médecin n’est pas venu me voir. L’infirmière m’a dit: “Le médecin veut vous revoir le 8 janvier prochain afin de faire un suivi de vos plaies.” Je lui demande si j’avais de l’endométriose, elle me dit: “non, il n’y a rien d’écrit à ce sujet dans votre dossier.” C’est donc encore une fois avec le coeur plein d’espoir que je retourne à la maison. Nous pouvons commencer l’année 2008 du bon pied puisque maintenant tout était parfait pour concevoir un autre petit trésor. Mais j’ai vite redescendu de mon nuage le 8 janvier. Le médecin m’annonce que j’ai les 2 trompes complètement bouchées et qu’elle n’a pas été capable de les déboucher. Elle ne veut pas opérer car à l’endroit où c’est bouché, c’est trop risquer. Donc elle me fait un papier écrit: Demande de consultation chez OVO pour une FIV.

À l’âge de 25 ans, se faire dire qu’on ne peut plus avoir d’enfants quand ton rêve ultime était d’en avoir 4. C’est une très grosse brique en pleine face. Au début, je ne voulais rien savoir de la FIV. Je me disais : “il est hors de question” et cêté financier, on avait pas les moyen c’est sûr… En plus, j’avais honte de ce qui m’arrivait, je ne sais pas pourquoi, je ne voulais pas le dire à personne. Ensuite, j’ai accepté la nouvelle, j’en ai parlé un peu. Ensuite, moi et mon conjoint avons discuté des pour et des contre. Nous avons remis nos priorités à la bonne place et on a pris rendez-vous chez OVO afin de voir nos options. Les médecins ont été très gentils. Il nous ont conseillé d’aller en FIv en cycle naturel. J’étais la candidate parfaite pour ce cycle puisque j’étais jeune, mon problème était seulement au niveau des trompes et on avait déjà eu un enfant ensemble. On a donc décidé de se lancer dans cette aventure afin de réaliser notre rêve. Après plus de 4 ans d’essais, je voyais une petite lumière au bout de notre tunnel sombre de fertilité. En juillet 2008, nous avons fait notre premier traitement. Tout de suite après le transfert d’embryon, la voiture était chargée à bloc, et nous avons décollé pour un beau 8h de route en famille avec notre coco et notre embryon bien au chaud pour aller passer une semaine tous ensemble à visiter le lac St-Jean. On a vécu de beau moment. On a vraiment décroché de tout ça. À notre retour, il restait seulement 6 jours avant la prise de sang. Nous étions tellement stressés. Mais quelle belle surprise nous avons eu quand on a appris ce magnifique positif! Notre rêve se réalisait enfin. Offrir un petit frère ou une petite soeur à notre grand Samuel qui avait maintenant 5 ans.

Ensuite, en juillet 2009. Lorsque notre petit dernier, Antoine, avait 3 mois, on a appris que l’entreprise pour qui je travaillais avait été vendue et que mon poste avait été aboli. Donc après de longue discussion, nous avons convenu retenter notre chance une autre fois en FIV afin d’avoir notre famille tout de suite et que je puisse rester à temps plein avec eux à la maison. En octobre 2009, nous avons eu notre 2e FIV en cycle naturel. Notre formule gagnante qui nous avait envoyé notre petit Antoine nous a encore souris puisque je suis encore tombée enceinte grâce à la FIV en cycle naturel. Les médecins était très heureux. Un 2 en 2. Ce qui est très rare dans ce cycle. Nous étions très contents et très privilégiés. En juillet 2010 est né Jérémy. Le 3e petit garçon de notre famille.

Comme les moyens n’y étaient plus, nous avons convenu que notre famille était terminée puisque les FIV était coûteuse. Mais quelle belle surprise d’apprendre le 5 août 2010 que les FIV sont maintenant payées par le gouvernement. Après de courtes discussiosn, on se relance dans cette grande aventure afin de réaliser le rêve qu’on chérissait depuis le début de notre couple. Avoir 4 enfants. C’est en juillet 2011 que nous avons notre 3e FIV. Mais quel moment difficile d’apprendre que lors de la ponction, il n’y avait aucune ovule dans l’oeuf prélevé. Ce fut très difficile à prendre pour moi. Moi qui croyait que ça ne pouvait pas arriver. Pourquoi ça avait si bien fonctionné les 2 premières fois, on dirait que dans ma tête, ça ne pouvait pas échouer. J’ai pleuré énormément. Lorsque nous sommes sortis et que l’infirmière m’a proposé de réessayer le prochain cycle, j’était enragée. J’ai dit : NON, je ne veux plus jamais. Mon chum a tellement été gentil. Il m’a soutenu, écoutée, réconfortée.

Après 1 semaine de pleure et de rage, je me suis relevée les manches et j’ai rappelé OVO pour leur dire que j’avais changé d’idée et que je voulais retenter ma chance le prochain cycle. Mais cette fois, j’étais plus craintive. J’avais moins d’attente on dirait. Mais encore une fois, la vie nous a fait vivre de grosses émotions puisque l’embryon s’est développé anormalement, donc on a pas pu subir de transfert cette fois non plus. J’était démolie encore une fois, mais un peu moins que la dernière fois puisque cette fois, j’avait moins d’attente. On a donc décidé de ré-essayer une dernière fois. On s’était dit: si la vie veut nous envoyer un 4e miracle, c’est sa dernière chance, ensuite, on arrête de forcer les choses. Nous avions quand même 3 magnifiques garçons qui nous comblaient de bonheur et je remerciais le ciel tous les jours de les avoir. Et en septembre 2011, notre dernière chance a été encore une fois la formule gagnante. Nous avons la chance d’avoir un autre beau positif. J’avais de la misère à y croire. C’était comme un rêve pour moi. J’ai eu beaucoup de difficultés à le réaliser. Notre magnifique trésor est né en mai 2012 et nos 4 superbes garçons sont notre raison de vivre. Nous avons aussi pris la décision de vivre à un seul salaire afin que je puisse rester avec eux à temps plein à la maison afin de profiter au maximum de notre vie familiale et de leur consacrer tout notre temps. Mon chum travaille fort pour faire vivre sa famille et le fait de leur épargner les garderies, les cadrans tôt le matin, la routine stressante de la réalité des gens qui travaillent, c’est une richesse pour toute la famille. Lorsque mon chum est à la maison avec nous, les tâches ménagères sont faites, donc on passe plus de temps tous ensemble en famille. Du temps privilégié que nous adorons. Notre priorité est notre famille et notre rêve d’avoir cette famille aussi magnifique est grâce à la FIV. Merci la vie !!!

Marie-Claude

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