Afin de vous aider à mieux vous retrouver parmi les différents articles de mon site web/blog, voici en quelques paragraphes et liens le parcours de mon couple infertile dans le chemin montagneux et hasardeux de la procréation assistée.

Notre parcours débute comme celui de plusieurs autres couples, à partir du jour où ils décident de fonder une famille. On cesse la contraception et on se lance… un peu dans l’inconnu. J’avoue que le premier mois post-arrêt de la pilule contraceptive, je n’ai pas tellement saisi mon corps. Je me souviens avoir eu un inconfort dans le bas du dos. (Après coup, les mois suivants, j’ai compris que ce devait être mon ovulation) On n’a pas non plus vraiment fait attention à mon cycle, se disant que ce n’était que le premier mois d’essais, que ce n’était pas la fin du monde si on “ratait” notre coup. Han ! 8 ans plus tard, je ne suis plus vraiment du même avis. Et si ce mois-là avait été le bon, mais qu’on a passé à côté ? C’est niaiseux…

Alors voilà… les mois d’essais s’accumulent. On est triste, déçus. On commence à avoir des annonces de grossesses autour de nous. On aimerait dont que le nouveau neveu ou nièce à venir ait un cousin ! Mais non…
Que se passe-t-il avec nous ? Qu’est-ce qui ne marche pas ?
Plus rapidement que nous l’aurions cru, nous franchissons le fameux cap du « 1 an d’essais » où c’est raisonnable d’aller consulter en fertilité. Pour nous, nous avons commencer par voir une Docteure généraliste qui nous a référé à des spécialistes, qui à leur tour nous ont référés à une clinique de fertilité… Dans tout ça, on a appris que les « petits amis » de mon chum ont un problème de mobilité et de survie. Ils ne survivent pas assez longtemps pour trouver le bon chemin, pis en plus ils ne bougent pas tous ! De mon côté, j’ai eu à faire des courbes de température et à passer une hystérosalpingographie, un examen des trompes de faloppes, qui s’est avéré très normal. Ma gynécologue me prescrit du clomid, un médicament qui aide l’ovulation, et me met sur la liste pour une laparoscopie, au cours de laquelle ma gynéco voit de petites traces d’endométriose qu’elle a brûlées, sans être totalement certaine que c’était de l’endométriose. Peu importe, je suis rassurée, car avec mes fortes douleurs lors de mes saignements menstruelles, je craignais faire de l’endométriose sévère.

Le temps passe… les années passent… tout le monde est au courant de notre projet bébé. Bébé qui ne vient pas. Les fêtes sont difficiles. Les annonces de grossesse aussi. On ne nous comprend pas toujours. On nous sort plein de phrases clichés, dont le fameux « Tu y penses trop ! ».
Malgré tout, lorsque je vois des articles de bébé en liquidation, je ne peux m’empêcher d’en acheter quelques morceaux, qui traînent toujours dans le garde-robe de la future chambre de bébé.

En 2011, nous franchissons le pas de la clinique de fertilité et nous tentons notre chance avec 4 inséminations artificielles. Tous les résultats sont négatifs.
En 2012, nous faisons tous les tests, nous passons des mois d’attente pour des rendez-vous à la clinique, pour des résultats d’examens… dans le but de faire une Fécondation in vitro.

Fin 2012, je décide ce mettre ce site web sur pied dans le but d’augmenter la visibilité et la sensibilisation à l’infertilité. Il a été lancé officiellement en mars 2013.

En 2013, première FIV ICSI (par micro-injection d’un spermatozoïde dans chacun de mes ovules) en protocole long. Tout se passe bien, même la ponction des ovules. On me dit 15 ovules récoltés pendant la ponction, mais le nombre diminue rapidement. Plus ou moins bonne qualité, on se retrouve avec 5 ovules matures. Quelques jours plus tard, on apprend que rien n’a fécondé… 0 embryon. Quelques semaines plus tard, je rencontre mon médecin. On change le protocole pour un court et on décide de laisser « pousser » mes follicules plus longtemps en espérant que la récolte d’ovules soit de qualité cette fois. C’est le cas. FIV ICSI #2 protocole court en juillet 2013. 9 ovules sur les 10 récoltés sont matures. Après 3 jours, nous avons 6 embryons dans la course. J’ai même eu doit à un transfert d’embryon, un beau blasto (jour 5). Négatif. Au jour 6, 2 embryons étaient toujours de qualité et ont été congelés pour utilisation future.

On se prépare donc sur le transfert d’embryons congelés et on y fonde tous nos espoirs. Mon endomètre est épais, un beau nid douillet pour accueillir un ou deux embryons. Oui, si les deux survivent (ils sont congelés ensemble), on me transfert les deux. On croyait à nos chances. On se disait qu’au moins un des deux allaient survivre au dégel… Le matin du transfert prévu, nous recevons l’appel de l’embryologiste qui nous annonce que le transfert est annulé car les deux embryons montrent des signes de dégradation. Nous sommes anéantis…
J’ai vécu un bout très difficile après cet échec honnêtement. Je ne voyais plus le boutte. Je ne voulais plus rien savoir (de rien). Le temps des fêtes approchaient… yark !

Nous avons pris la décision de changer de clinique. Nous étions dans la clinique « mal aimée ». Les couples infertiles savent très bien de laquelle je parle… Là où les embryons ne survivent pas au dégel. J’en ai vu beaucoup (trop) des histoires comme la mienne. Je suis quand même allée rencontrer le médecin à la clinique « mal aimée ». Ah oui… ça c’est très drôle… ou pas. Il s’est passé quelque chose de très bizarre. Un matin, j’appelle cette clinique pour demander un rendez-vous (nous sommes en octobre). On me dit que ça n’ira pas avant les Fêtes, c’est sûr, clair et certain. J’appelle une autre clinique qui me donne un rendez-vous quelques semaines plus tard, mais j’ai besoin d’une copie de mon dossier. Je rappelle l’autre clinique pour demander qu’on m’envoie une copie de mon dossier. Dans l’après-midi, on me rappelle pour me dire que je suis PREMIÈRE sur la liste d’attente et qu’ils ont un rendez-vous pour mois à la fin novembre. Tirez-en vos propres conclusions…

Bref, je suis allée à ce rendez-vous de la fin novembre et le médecin ne m’a pas convaincu du tout. Entre temps, nous avions été à la nouvelle clinique pour une première rencontre. Nous avons décidé de rester avec la nouvelle clinique. Après les fêtes, nous avons rencontré la gynécologue. Elle m’a un peu plus prise au sérieux avec mes gros maux de ventre et saignements abondants, et spottings une semaine avant mes règles. Elle m’a fait une hystéroscopie (dont je n’ai pas encore les résultats). Elle nous propose qu’on réessaie de faire des inséminations artificielles avant de retourner en FIV.

J’ai peur de refaire une FIV. Et surtout, c’est très stressant. Après la première FIV, j’étais très stressée à la suivante, j’avais peur de ne pas avoir encore d’embryons. Maintenant, on s’est rendu à l’étape du transfert, même s’il a été négatif. La prochaine fois, je vais redouter que les embryons congelés ne survivent pas au dégel…
De petites victoires, de gros échecs…

Les quelques phrases que je viens d’écrire à propos de transfert d’embryons congelés qui a été annulé m’ont mises totalement à l’envers…

Voilà. Ceci était notre parcours brut. Suivez les petits liens pour les détails et un peu plus d’émotions.
La suite, à venir…

En passant, demain (24 mai 2014) débute une semaine très spéciale.
La semaine canadienne de sensibilisation à l’infertilité

Marine

Marine

Un gros 10 ans d'essais pour un premier bébé qui n'est toujours pas là malgré 5 inséminations artificielles et 4 FIV ICSI. Une seule grossesse à mon actif qui s'est terminée en grossesse arrêtée en 2014.

2 Comments

  1. Marie-Soleil
    04/09/2014 at 11:03 — Reply

    Je suis curieuse de savoir le nom de cette clinique ? En espérant que ça ne soit pas ma clinique !!!

  2. 17/10/2014 at 15:03 — Reply

    Procréa à Québec

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