Sujet léger. Question de se sortir un peu du côté parfois dramatique des traitements en procréation assistée, j’ai demandé à différentes filles de me raconter quelques anecdotes ou histoires cocasses qu’elles ont vécues. Pendant les traitements, nous avons des échographies endovaginales à passer, nous avons des injections d’hormones à nous faire quotidiennement, parfois à des heures précises en plus, nous croisons beaucoup de personnes, plusieurs situations sont susceptibles de se produire.

Si vous trouvez que la vie (et l’horaire !!!) d’un couple infertile tourne un peu trop autour de leurs traitements, c’est très possible. Mais, ça peut éviter des situations malaisantes.

 

Les injections pas n’importe quand, mais n’importe où
Les injections se sont soit dans le ventre, soit sur la fesse, dépendamment du médicament. Personnement, il ne m’est rien arrivé de cocasse avec les injections, mais ça aurait pu. À l’été 2013, j’étais prête à être déclenchée pour le prélèvement d’ovules. Le soir de l’injection d’Ovidrel (pour déclencher l’ovulation), il y avait un spectacle des Cowboys Fringants dans un festival dans ma ville et je devais me donner mon injection à 22h45. Je me la donne dans la foule ? Dans une toilette chimique ? J’ai décidé de laisser faire le spectacle…
L’été dernier, le soir de mon injection d’Ovidrel pour l’ultime insémination artificielle… On a eu un petit pépin. Et disons, que j’étais frustrée après quelqu’un. Je me suis donnée mon injection, je suis entrée dans mon auto et je suis allée engueuler cette personne chez elle… oui, à 22h passée ! Il l’avait mérité… mais, disons que le boost d’hormones m’a pas mal motivée je pense…
Un soir d’un party de famille, mon chum devait me faire une injection de progestérone. Après avoir évaluer les salles de bain chez mon cousin (les portes se barraient même pas, rénos complètes de la maison) et qu’en plus il n’y avait pas de place où je pouvais m’étendre pour l’injection… j’ai décidé d’écourter notre présence au party et faire ça à la maison…
- Émotions invitro

J’ai du m’arrêter à 21h00 en chemin pour Montréal dans le parking d’un Ultramar pour me faire mes injections. J’avais l’air d’une junkie cachée dans le noir.
- M.-E. A.

J’ai aussi fait mon injection en ayant l’air d’une junkie : stationnement souterrain du Centre Bell. En fait, c’est mon chum qui m’a piqué le haut de la fesse sur la banquette arrière. Il y avait un ado juste à côté, dans sa voiture.
- J.M.

 

Les poils
Déjà, vous avez rendez-vous avec votre gynécologue, vous savez que vous aurez un examen gynécologique, vous vous rasez. La plupart des femmes aiment être 100% non poilue lorsqu’elles ouvrent leur entrejambe pour un examen médical. Eh bien, nous, en traitements, ça nous arrive plusieurs fois dans la même semaine. Il y a quelques semaines, on m’a appelé pour une écho d’urgence. J’étais à mon travail. C’était imprévu… et j’étais en attente de fausse-couche… Je ne me rasais pas. Mais je n’y ai pas pensé sur le coup. C’est assise dans la salle d’attente que j’ai réalisé. Mais pourquoi s’en fait-on autant avec ça ? Les médecins, ils en ont vu d’autres !
- Émotions invitro

Bien gelée par les médicaments lors de ma ponction, j’ai dit au docteur Lapensée, les jambes grandes ouvertes devant elle, que je m’étais rasée les jambes pour elle….
- J.R.

 

 

Les échos endovaginales
Dans le temps où j’étais suivie à Québec, j’avais plus de routes à faire. Donc, pour une écho à 8h du matin, je me levais tôt… et conduire, ça me fatigue aussi un peu et les hormones de stimulation aussi. Ce matin-là, on m’a fait attendre longtemps dans la salle d’échographie. J’ai même entendu « Docteur Fontaine, on est prêt en salle d’opération ». J’ai donc en plus dû attendre que la ponction se fasse avant de voir le Docteur. Bien, faut croire que j’étais bien installée parce que je me suis endormie… pas profondément, mais assez pour être mêlée.
- Émotions invitro

C’était lors d’une écho. Je suis avec mon chum, je ne barre pas la porte parce que je fais vite et c’est toujours long avant que quelqu’un arrive. Mais là, je suis à côté de la porte et le Docteur ouvre sans cogner! J’étais gênée, je n’étais pas prête! Maintenant je vous jure qu’on barre la porte et quand je suis installée, mon chum débarre.
- G.R.

Je sais pas pourquoi que c’est toujours dans ces moments-là… j’aime pas ça, donc je suis stressée.
Qu’il faut toujours que tu aies des gaz! C’est bizarre et là tu te demandes si tu te lâches avant qu’il arrive, mais tu te dis que tu ne veux pas qu’il arrive presque tout de suite après…. J’en fais part à mon conjoint quand lui me demande si ça va parce qu’il voit qu’il y a quelque chose qui cloche. Après réflexion, je me dis que je vais me retenir et quand je serais toute seule, bien …. Tout ça pour ne pas que le docteur le sache!
Le doc rentre passe l’écho et je vois à l’écran qu’il a comme des petits ronds. Je pensais que c’était des kystes, moi curieuse et inquiète en même temps, je lui demande c’est quoi ça. Elle me répond : « ça ce sont des gaz dans tes intestins ». Maudit elle a découvert ce que je lui cachais ! Mon chum m’a dit que j’étais rouge tomate.
- C.D.

Une fois lors d’une écho de contrôle de jour 3 on m’a oublié durant 1/2 heure dans la salle d’examen (je précise que j’étais nue fesse sur la table et que j’en avais plus que marre) j’ai entrouvert la porte en me cachant et me suis mise à dire fort “ALLO, y a quelqu’un ? Je suis nue fesse ici, on va tu venir me voir ???”
Mettons que toute la foule qui était dans la salle d’attente a bien rien (ou était inconfortable LOL)

- C.G.

Une autre fois a une écho pour l’endomètre le docteur me dit : « va cacher ton ponpon avec la jacquette ». Une fois qu’elle regarde mon endomètre, elle dit : « il est bien beau c’te ponpon-là ». Mon chum était crampé raide.
- G.G.

Pour ma première “écho “au PMA j’ai gardé mes pantalons et j’ai montré mon ventre!
- M.L.

 

Lorsque mon dossier est été transféré au complet de Procrea MTL au CHUM, j’ai dû attendre mon jour 1 (règles) pour l’écho de réserve ovarienne et prise de sang… et bien lorsque ce ”FAMEUX” jour est arrivé, j’ai eu mon rendez-vous de donné, mais sachez qu’au CHUM, je ne connais encore aucun docteur de vue et de nom… Arrivés dans l’ascenseur mon mari et moi ainsi qu’un homme assez grand costaud, quelque peu imposant par sa corpulence, je me mets donc à parler de scénario concernant cette écho (sachez ici que je suis dans mes règles les plus profondse que je n’ai jamais eues) tout en disant à mon mari que j’étais gênée, est-ce que ce sera un homme une femme. En bref, j’ai assez dit de choses gênantes, mais pas trop fort pour que l’homme présent dans l’ascenseur entende… une fois sorti mon mari me dit« Calme-toi ça va aller … » Une fois coucher sur la table d’écho, qui croyez-vous je vois entrer ?? l’homme de l’ascenseur … ( Dr. Bissonnette) Lui de me dire en joke « puis je suis pas trop malaisant » Prochaine fois, je dis plus rien si une personne est dans la même ascenseur que moi, j’étais rougeeeee !
- M-S. D.-D.

 

En salle d’opération
L’alcool fait dire des niaiseries ? Le « cocktail » de médicaments qu’on nous sert avant le prélèvement d’ovules aussi ! Personnellement, avec ces médicaments, je suis très très sonnée. Je sens presque rien.
À ma seconde ponction chez Procréa à Québec. Je ne sais pas si c’était parce que c’était samedi ou parce que j’étais la seule à avoir une ponction ce matin-là… Mais Docteur Villeneuve était très détendu et très amusant. Cette ponction mérite le titre de « meilleure ponction à vie ». Le nombre de conneries qu’il m’a servie en 15 minutes est incalculables. Il m’a demandé si j’avais déjà eu une ponction. J’ai dit que oui et que ça avait super bien été. Il a dit : « ah bin, ça devait être moi ! ». J’ai dit que non, que c’était l’autre. « Oh bin, j’espère que je vais être à la hauteur ! ». Tout le long, il n’a pas cessé de parler, de blaguer. Toute une position, gelée raide, les jambes ouvertes dans les airs, un tube avec une aiguille rentré dans le vagin, et un médecin qui dit plein d’affaires et niaise… ;)
Je ne me souviens pas de tout, mais je suis restée sur l’impression que c’était un bon moment malgré tout.

Gelée ben raide à ma ponction, j’ai demandé 3 fois au Docteur à des intervalles plus ou moins réguliers si je pouvais avoir des jumeaux même si j’avais juste un transfert ! Mon chum dit qu’à partir de la 2ème fois tout le monde était crampé. Cette même fois, entre mes mêmes questions de jumeaux, j’ai posé 2-3 fois la question si mes ovules étaient correctes ! J’étais assez redondante.
- M-L. O.

Lors de ma première ponction, le doc me demande après : “Puis ça tu bien été, pas trop fait mal?”
Moi je réponds :”pas si pire. Pas vraiment mal mais ça a fait comme une grosse pression sur l’utérus; comme quand on fait l’amour a quatre pattes.”
- E.T.

Le stresse peut nous faire dire bien des choses. Lors de mon premier transfert, j’étais si nerveuse. Dans la salle d’opération, l’embryologiste me dit:
“Venez madame Brisson, je vais vous montrer l’embryon et vous allez me confirmer que c’est bien le vêtre.”
et moi de répondre “be nlà je sais pas comment je vais faire, je sais même pas à quoi il ressemble???”
L’embryologiste me regarde :  “Madame, je veux juste que vous me confirmiez que c’est bien votre nom qui est écrit.”
Moi: “ha, oups, je croyais que vous alliez me montrer plein d’embryons et que j’allais devoir “trouver” le mien!!!”

-S.B.

(J”avoue que lors du transfert au CHUM, mon chum ne comprenait pas quand l’embryologiste me disait d’identifier mon embryon à l’écran ! J’ai dû lui dire qu’elle me demandait de regarder les noms !)

Lors de mon 2e transfert, les jambes grandes ouvertes Dr Antaki arrive pour s’asseoir et passe proche de tomber. Lui de dire « hahaha une chance que je suis pas tombé par en avant!! »
- G.G.

À mon transfert, le doc dit, on va aller s’installer tranquillement, l’embryologiste n’est pas prêt tout de suite. On s’entend je suis en jaquette le cul à l’air, c’est pas très long «s’installer». Les minutes passent, doc et infirmière nous jasent.. Y’a la face dans mon entrejambe pendant une éternité à jaser de tout et de rien. Je réponds et je participe à la discussion mais tout le long je jette des regards a mon chum, je veux juste lui dire : « psst y me jase dans noune depuis beaucoup trop longtemps!!!!! ». Finalement, j’ai mon transfert, au moment où il dépose l’embryon, une musique classique part (l’embryo met de la musique dans son labo pour travailler). Disons que bébé a eu un entrée triomphael dans le ventre de maman!
- A.T.

 

Après 9 ans en clinique nous en avons cumulé plus d’une anecdotes, mon chum est spécialiste dans les blagues malaisantes lorsqu’il est nerveux. Mais voici 2 moments qui me viennent en tête:
- Sous l’influence de propofol (puissant médicament reconnu pour faire dire
des niaiseries), j’ai dit à l’anesthésiste qu’il était très mauvais conducteur de civière et à tout le personnel de la salle d’op qu’ils étaient bien de gentil de faire attention à ma pudeur, mais que de toute façon la moitié du Québec m’avait déjà vu les fesses!! (je précise qu’à ce moment ils savent quelle procédure je vais subir mais ne connaissent pas mon passé d’infertile!!)
- Mais le meilleur moment d’entre tous c’est lorsqu’un médecin pas très apprécié chez Procréa Québec a perdu ses pantalons en marchant devant le poste des infirmières et la porte vitrée qui mène à la salle d’attente pleine à craquer. Ce fût notre meilleur moment dans cette clinique, il portait des bobettes rouges.
- LP. M.

 

 

 

 


Marine

Marine

2 Comments

  1. MPB
    26/11/2014 at 16:47 — Reply

    Merci pour cet article, je me suis reconnue à quelques endroits ( moi aussi je me demandais bien comment j’allais pouvoir reconnaître mon embryon!) J’ai bien rit, ce qui fait du bien quand on traverse cette difficile épreuve des traitements de fertilité…. Merci :)

  2. 24/07/2015 at 17:53 — Reply

    À mon écho ovarienne, juste avant l’insémination 2, à Sainte-Justine… Le médecin me dit «Bon bien c’est de beaux gros ovules ça, vous êtes plus que prête, injection ce soir et vous revenez demain» il se retourne et dit à mon conjoint «Vous allez devoir changer de voiture pour une mini-fourgonnette car ça l’air parti pour être des jumeaux!». La face déconfite de mon chum qui a en horreur ce type de véhicule, je le taquine encore avec ça ;).

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