Notre combat, parce que c’en est un, commence en janvier 2011, après 2 ans d’amour, lorsque nous prenons la décision d’essayer d’avoir un enfant. J’ai alors 32 ans et mon copain 33. En octobre suivant, toujours rien. Nous consultons en clinique de fertilité car mes cycles sont trop longs (jusqu’à 49 jours). Après avoir passé une batterie de tests, tout semble ok du coté de mon amoureux. Pour ma part, il semble que j’aie de petits fibromes et un problème d’ovulation en plus d’avoir des saignements en phase lutéale. Je débute alors le Serophen. Mes cycles raccourcissent, mais j’ai toujours ce problème de saignements. Idem lorsque je change pour le Femara. On tente alors d’ajouter du Prometrium intravaginal post ovulation et finalement, plus de saignements.

C’est donc confiants (et naïfs) que nous débutons les inséminations en août 2012… Pour finalement vivre des échecs répétitifs jusqu’en avril 2013… Plus le temps avançait et plus j’avais de la difficulté à garder espoir d’un cycle à l’autre de peur de la déception grandissante à chaque fois.

Avant d’attaquer l’ultime étape de la FIV, mon médecin décide alors de me faire passer une hystéroscopie pour enlever les fibromes. On essaie de rester positifs en se disant que c’est surement ça le problème… Mais quelle est notre surprise d’apprendre qu’il n’y a pas (ou plus) de fibrome finalement. On a perdu de précieux mois à attendre l’intervention pour rien et finalement plus rien à blâmer pour notre infertilité.

Nous sommes donc rendu à la FIV et je dois alors changer de clinique puisque mon médecin n’offre pas encore ce service. En août 2013, je passe donc à une véritable usine à FIV où le service est atroce (ceci dit, je ne parle pas ici des médecins qui sont très gentils et humains). On y est traité comme des numéros et avoir une réponse claire à une simple question devient un combat interminable avec les secrétaires et les infirmières. J’ai même songé à tout abandonner. On doit tout reprendre les tests du début et j’apprend alors que je souffre probablement du SOPK (syndrome des ovaires polykystiques…bon, j’avais déjà des doutes) et que j’ai possiblement une hyperplasie congénitale des glandes surrénales. Il s’agit d’une enzyme qui ne fonctionne pas bien et qui cause une accumulation d’hormones mâle et un taux d’insuline élevé pouvant expliquer les problèmes d’ovulation et les saignements. Je ne comprends pas pourquoi ces problèmes n’ont pas été détectés plus tôt. Je sais que ça n’aurait rien changé au parcours, mais ça nous aurait évité des délais importants et frustrants puisque nous devons attendre d’autres résultats d’examen avant de pouvoir commencer la FIV. Je ressens aussi plus de culpabilité vis-à-vis de mon conjoint puisque je suis très probablement la source de notre infertilité. Heureusement, il me soutien, me rassure et nous traversons ces épreuves ensemble.

Le 20 janvier 2013, j’ai revu l’endocrinologue qui m’a confirmé que je peux ENFIN débuter la FIV puisque je ne fais pas d’hyperplasie congénitale des surrénales. Encore une fois de précieux mois de perdus.

Bonne nouvelle, la clinique de mon médecin initial m’a contacté puisqu’ils offrent enfin la FIV. Je prends rendez-vous pour voir l’ambiance et le service. C’est une partie importante selon moi de se sentir bien reçue et supportée (surtout avec les hormones dans le tapis!). J’ai finalement décidé d’entamer ma FIV avec eux.

FIV 1: mars 2014

Résultat: un seul blastocyte précoce à jour 5 transféré, aucun embryon de congelé

Je me rends à la clinique pour ma prise de sang très inquiète puisque j’ai de petites pertes depuis la veille et des crampes au ventre. Mais à ma plus grande joie, on m’annonce un taux de b-HCG de 226, ” vous êtes enceinte”! Je pleure de joie durant tout le trajet de retour à la maison, mais cela vire au cauchemar en arrivant à la maison. Mes règles débutent aussitôt et elles sont plus abondantes que jamais. Aucun doute, c’est une fausse couche. J’aurais préféré ne pas apprendre que j’étais enceinte.

FIV 2: Juillet 2014

Résultat: 1 embryon transféré et un autre de congelé

Transfert embryon frais: Prise de sang négative

Octobre 2014: Transfert embryon congelé: prise de sang négative

Après consultation avec mon médecin pour faire un bilan, je ne sais plus quoi faire. N’ayant pas trouvé de cause pouvant expliquer notre infertilité, mis à part le SOPK (mais la plupart des couples avec SOPK vont réussir à procréer selon lui), il me propose de refaire le même protocole, ce qui me décourage. Vais-je aller chercher un autre avis? L’annonce du projet de loi 20 vient tout chambouler. Je n’arrive plus à réfléchir. Impossible de nous décider. Devrions-nous faire le 3eme cycle tout de suite alors qu’il est encore remboursé ou attendre d’avoir un autre avis? À cette heure encore, la question subsiste, mais depuis le 28 novembre, le temps file…

Julie

Julie

En essai bébé depuis maintenant 4 ans... 6 inséminations et 2 FIV plus tard, un seul +, dont le bonheur n'aura duré qu'une petite demi-heure. Je suis donc toujours en quête du bonheur, de bé-béatitude!

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